Se refusant toujours à commercialiser un modèle à quatre portes, Enzo Ferrari n’a pas oublié

ses clients recherchant de l’habitabilité. Ne vous méprenez pas, pas de mécanique au rabais

mais toujours un noble V12. Perpétuant la mode des grands coupés sportifs, la Ferrari 365

GT/4/2+2 fut présentée au Salon de l’Automobile de Paris de 1972. Elle dérive étroitement de la

365 GTC/4, à la ligne plus sportive et succède à la 365 GT 2+2 dont la production fut stoppée 18 mois plus tôt. La presse fit preuve de beaucoup d’enthousiasme lorsque cette nouvelle Ferrari fut présentée et plébiscita, une fois n’est pas coutume, le travail accompli par Pininfarina et plus particulièrement par Leonardo Fioravanti. On doit d’ailleurs à ce monsieur quelques oeuvres majeures telles que les 365 GTB/4 Daytona et 288 GTO, pour ne citer qu’elles. Tout ce qui est en rapport avec la carrosserie était assemblé à Turin chez Pininfarina avant d’être rapatrié à Maranello pour l’installation des pièces mécaniques. Le dessin demeure particulier et assez unique dans l’histoire de Ferrari, expliquant qu’il ne plaise pas à tout le monde. L’élégance a primé sur la sportivité dont les signes distinctifs sont quatre sorties d’échappement, laissant présager qu’un monstre se cache sous ce long capot italien.

Pas de doute en la voyant, cette Ferrari est destinée aux grands espaces et aux longs trajets, une vraie GT. La carrosserie tri-corps et ses arrêtes nettes tranchent avec les courbes sensuelles de la 365 GT 2+2 qu’elle remplace. Un design très masculin donc, mais aussi définitivement ancré dans les 70's. La face avant abrite des phares escamotables qui s’actionnent électriquement depuis le poste de pilotage, et des feux anti-brouillard. L’ensemble de la voiture est largement vitré permettant d’avoir un intérieur très aéré et lumineux, détail encore plus visible à l’arrière grâce à la faible surface occupée par les montants de custode. Cette Ferrari 365 est reconnaissable à ses trois gros feux arrière. Pour terminer le chapitre du design, on retrouve les célèbres jantes de type Rudge en étoile à 5 branches et papillon central, montées de pneus Michelin XWX. Interdite du territoire américain à cause des normes anti-pollution, la 365 céda sa place à la fin de l’année 76 à la Ferrari 400, elle aussi présentée à Paris. Paradoxalement, ces modèles sont aujourd’hui les V12 Ferrari les plus abordables alors qu’à leur sortie, ils étaient au contraire les plus chers du catalogue

Qui a dit qu’une Ferrari était un plaisir d’égoïste? Pour beaucoup une vie de famille est rarement compatible avec le choix de s’offrir une diva de Maranello. Pourtant, il existe chez Ferrari une gamme capable de satisfaire les besoins que peut avoir un couple avec enfants. Avant de rentrer davantage dans les détails, place à la question existentielle du jour. D’où vient ce 4 collé à la GT ? Il fait simplement référence aux quatre arbres à came du moteur, le Tipo 251 de 340 ch, d’abord sorti sur la GTC/4. La base est le bloc de la 365 GT 2+2 - il en conserve d’ailleurs la cylindrée unitaire - à ceci près qu’il n’est plus alimenté par trois mais par six carburateurs Weber, des 38 DCOE59/60. Un régal à chaque accélération... En plus des 20 ch, c’est aussi 40 Nm qu’il récupère tandis que le régime maxi est repoussé à 6800 tr/min. Magique, avec sa sonorité reconnaissable entre toutes, ce 4390 cm³ ne s’écoute pas au ralenti, il se savoure en phase de roulage et comme un bon vin, le plaisir semble aller crescendo avec l’âge. Avant de profiter de ces montées en régime capables de vous mettre instantanément la chair de poule...

Livrée neuve par les Etablissements Charles Pozzi en Mai 1975, notre 365 "Blu Tourbillon" avec intérieur cuir "Sabbia" se retrouvera dans le parc du concessionnaire Porsche de Bordeaux en 1985 où elle sera acheté par Monsieur Monnier, résidant dans le Rhône. Hélas, ce dernier tombera en panne dans le Sud de la France, après 6 000km de plaisir à son volant. Il lancera les travaux, mais n'ayant pas les moyens de payer la facture, il honorera son ordre de réparation et cédera la voiture au garage "La Concession", dans le Vaucluse, avec 11 000km au compteur. Il essayera d’ailleurs de la racheter, la 365 restant longtemps en possession de Monsieur Donati, le gérant, l'immatriculant même plus tard pour son usage personnel. Il finira par céder la voiture à un collectionneur qui ne l'utilisera que très occasionnellement. Désolé de ne pas voir l'auto rouler, l'actuel propriétaire achète l'auto à son ami en 2015 et se lancera dans une réfection complète, excepté l’intérieur qui garde sa patine d'origine. Accompagné de son dossier de factures récentes des deux dernières années de près de 100 000€, et totalisant aujourd'hui 35 000km au compteur, l'auto est prête à vous emmener en week-end avec votre famille.


Delivered new by Etablissements Charles Pozzi in May 1975, our 365 "Blu Tour de France" with leather interior "Sabbia" will be found in the park of the Porsche dealer of Bordeaux in 1985 where it will be bought by Mr. Monnier, resident in the Rhone. Alas, the latter will break down in the South of France, after 6000km of pleasure at its wheel. He will start the work, but not having the means to pay the bill, he will honor his repair order and will give the car to the garage "La Concession", in the Vaucluse, with 11 000km on the meter. He will also try to buy it back, the 365 remaining for a long time in the possession of Mr. Donati, the manager, registering it even later for his personal use. He will eventually give the car to a collector who will only use it very occasionally. Sorry not to see the car rolling, the current owner buys the car to his friend in 2015 and will embark on a complete refurbishment, except the interior that keeps its original patina. Accompanied by his record of recent bills of the last two years of nearly € 100,000, and totaling 35,000km today, the car is ready to take you on a weekend with your family.


PSD €

FERRARI 365 GT/4 2+2 1975



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